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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 16:42

 

florenceflorence n. f. Toile de soie que les modistes emploient à la confection des coiffes de chapeaux de dames. La modiste vint  s'asseoir à côté de son apprentie ; sa narine de nacre rose palpitait doucement et sa respiration se fit plus bruyante lorsqu'elle effleura de ses longs doigts soyeux la petite florence, si fine, si frêle, si délicate.


Si vous avez 860 € à mettre dans le commerce ce petit corset de soie noire est à vous (chez France-Corset).

autre acception du terme :

Gros crin de soie naturelle, utilisé pour la pêche à la ligne. Proposez-moi votre citation, je me sens tout flemmard subitement.

 

 

 

formication n. f. Fourmillement.

 

Les formications de la narine se produisent marin à pomponessentiellement dans les ports.


"L'Impératrice Eugènie (épouse de Napoléon III) était en visite, le 9 Août 1858, sur un navire au port de Brest. Un Matelot, très grand sans doute, en se mettant au garde à vous à son passage se heurta violemment le sommet du crâne au plafond de la coursive. Il saignait et l'Impératrice lui offrit son mouchoir en guise de pansement. Ce mouchoir taché de sang , placé sur sa tête, devint alors, en souvenir de son geste, le pompon rouge du béret de Marin. Il est sensé amortir les chocs à la tête des marins qui se déplacent dans les navires car les plafonds sont très bas."

 

 

 

 

Flagrant délitfragrant, e adj. Odorant, parfumé. : Sa vocation d’huissier, il la devait à son attrait pour le fragrant des lits.


En 1845 Victor Hugo a fait la une des journaux, dans la rubrique des faits divers : je cite l'internaute : L'écrivain et poète, qui vient d'être fait Pair de France par Louis-Philippe, est pris en flagrant délit d'adultère avec Léonie Briard dans un hôtel du passage Saint-Roch à Paris. C'est le mari de la jeune femme, le peintre Auguste Briard qui les surprend. La récente distinction qu'a reçu Victor Hugo lui permet d'échapper à la prison. Léonie n'a pas la même chance. Elle est emprisonnée pendant deux mois. Des le lendemain, tous les journaux parisiens relatent l'événement.

 

Et une vraie citation, de Lamartine (Jocelyn) :

Il est des jours de luxe et de saison choisie

Qui sont comme les fleurs précoces de la vie,

Tout bleus, tout nuancés d'éclatantes couleurs,

Tout trempés de rosée et tout fragrants d'odeurs

 

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Published by Olivier de Vaux - dans DICOLIVE
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commentaires

india 04/06/2010 23:14



Entre le corset et Hugo sur la peau, y'a pas photo, le corset aurait le dessus. Hugo a eu du bol, rien que du bol. A l'époque on ne rigolait pas avec ça et j'espère qu'il a eu le courage de
défendre sa maîtresse. Superbe billet, comme d'hab. Bonne soirée Olivier



Olivier de Vaux 05/06/2010 07:39



L'emprisonnement de Léonie a été très bref si tant est qu'il ait eu lieu. Il ne faut pas oublier qu'à l'époque la bourgeoisie bénéficiait de privilèges non écrits exorbitants et que le contenu de
la presse était on ne peut plus incertain. Si la vérité sur cette affaire t'intéresse, tu t'en approcheras en allant voir ici.


 


 



Cécile 04/06/2010 09:43



Le poète avait pris le temps de se rhabiller ... pas Léonie ... Pourquoi ? l'enquète est ouverte



Olivier de Vaux 04/06/2010 10:53



Montrer  la paire du pair, d'ailleurs père, ç'eût été commettre un impair. Ne sois pas amère !


 


 


 


 


 



Tant-Bourrin 03/06/2010 20:06



Quelle culture ! Et quel plaisir d'apprendre en s'amusant ici ! :~)


Pour la citation manquante, pourquoi pas : "Après avoir préparé son noeud, le pêcheur prit sa gaule à pleine main et y enfila la grosse florence" ?



Olivier de Vaux 03/06/2010 21:33



Encore une référence à l'halieutique verge. Voilà un pêcheur qui semble s'y connaître en appas !


 


 



Aurore 03/06/2010 18:59



Flûte ! je suis marrie de cette intrusion dans votre blog car, jouant un petit air de flûte, j'ai été projetée ici tout en saisissant en chemin une flûte de pain. Non, non, je
n'ai pas abusé de champagne, mes flûtes en cristal sont toujours à leur place.
Je crains fort de vous entendre me répondre, entre deux airs de flûte de Pan, que mes lignes ne valent pas une flûte traversière et que j'eusse mieux fait de me servir d'une flûte à bec ou,
plutôt, de me taire afin que vous puissiez ouïr en paix "la Flûte enchantée" de Mozart...
  



Olivier de Vaux 03/06/2010 21:29



Et moi je suis ravi, votre voix, flutée à l'envi, m'est bien douce à l'oreille. Avec ou sans pipeau revenez bientôt !