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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 12:00

 

Ce n'est pas rien, mine de rien, cette transmutation. Pour rien au monde, et c'est rien de le dire, je n'aurais dit j'en ai rien à faire, cirer, battre (la liste est longue), il me faut écrire quelque chose, un petit rien, en moins de rien, si, si, en un rien de temps, rien de moins, rien de plus. On n'a rien pour rien, même si je suis bon à rien, rien de rien, même si je suis un moins que rien, un rien du tout, O.B. publiera mon billet comme un rien, bien qu'il ne rime à rien.

Mais, vous êtes encore là ! allez, circulez, y'a rien à voir !

 

Voici les transmutations, dans l'ordre de leur arrivée.

 

 

12 DuelTransmutons, transmutons...je me sens l'âme transmutine aujourd'hui...Je tenterai donc de montrer qu'en partant de RIEN, on peut atteindre ses BUTS, pour peu qu'on soit persévérant(e):

 

Je suis parti de RIEN

Je n'avais aucun LIEN

Avec le monde des puissants. Me LIER

Avec eux ? J'étais trop FIER.

Et puis je détestais le FIEL

De leurs mots. Pour de l'or, du pétrole, du FUEL,

Me battre sans cesse en DUEL ?

Menacer de pauvres bougres endettés, à cause de sommes DUES

Sans états d'âme, les jeter dans les RUES ?

Non, je n'ai pas participé à cette infâme RUEE

A cet univers de profit et de RUSE

Quitte à passer pour une BUSE

Mille fois contre eux j'ai BUTE

Mais au final, j'ai atteint tous mes BUTS.

 

La Licorne

 

 

 

Beaucoup d'humains travaillent et moi je ne fais rien            12 lion en cage

Ce n'est pas si facile, mais j'y ai mis du mien.

Pour les uns c'est les croûtes, pour les autres les mies,

Les pains sont tout autant inégaux que les vies.

Certains feront bombance, bons rôtis et bons vins

Et d'autres auront des plats bien plus maigres que fins.

Beaucoup m'admirent ici, c'est vrai que j'ai des fans,

Au Cirque Mégalo j'ai le plus beau des vans.

 

Napo, lion

 

 

 

 

 

12 fourmi travailleuseDe rien à tout !

 

Je suis partie de rien

Sans famille sans lien

Pieds et poings liés

Sans relations sans coucher aux lits

Mes heures tristes lots

Obéissante aux lois

Rigides comme du bois

J'aurais pu me saouler ! Ah elle boit !

Nenni ! J'ai bossé pour avoir un toit

Suis arrivée malgré tout...

 

jill bill

 

 

 

Tu vois mon p'tit gars, moi ch'suis parti de rien  

                            12 parrain

L'chômage est ton problème eh ben c'est pas le mien.

 

Regarde les abeilles si tu veux faire ton miel :

 

Du matin jusqu'au soir elles s'activent sans fiel

 

Et en hiver tu sais elles se passent de fuel.

 

Chez elles pas d'histoires ,ni de cul ni de duel

 

Et leurs maigres richesses à leur travail sont dues,

 

Elles n'en retirent rien, quand elles meurent elles sont nues.

 

 

 

 

T'as r'tiendu la leçon, ceux qui bossent sont des nuls.

 

Tonton

 

 


12 patineursSur la glace on s'amuse, on fait tout, on fait rien


Je glissotte, je dérape, voilà que vous riez


Vous patinez aussi et nos mains, vous liez


Pour, sur la mélodie d'une valse de Litz


M'emporter, c'est charmant, vers un gai triple lutz

 

 

 

Martine du JdV

 

 

 

Le tout et le rien, alternances croisées

 

Je ne sens plus rien                                                                          12 soldat mort

Vraiment rien du tout.

Et pourquoi, là, ce lien ?

Mon sang n'est plus que moût.

Je reconnais ce lieu,

J'ai compris, je suis mort !

Ma main à une main est liée,

C'est la main d'un grand more.

Notre fin pouvait se lire,

Nous étions points de mire.

De cette isba, sur nous on a tiré.

Ils se sont bien battus ceux des mirs !

Ma tête contre un pilier repose sur un tore,

Je vois du pain, des croûtes et des mies.

Des offrandes ? Ai-je tort ?

Cet esprit qui fonctionne est-il mien ?

Avec mon corps ne fait-il pas un tout ?

Ah, voilà la fin, maintenant il n'y a plus rien.

 

                                                Olivier de Vaux

 

La course relais

 

12 relaisNous étions vraiment partis de rien

chacun devait y mettre du sien

encourager l'équipe comme il sied

dans cette éprouvante course à pied.

 

Nous n'écoutions pas les vieilles pies

brasser les médisances et soulever les lies

promettre la défaite à notre destinée liée

tenter d' entamer notre moral à la lime.

 

Nous avions présenté notre plus fine lame

si rapide, si légère qu'une gazelle se pâme,

chaque tour de piste, était un pion damé

l'équipe adverse  complètement à la rame 

se délitait irrémédiablement, le moral sapé

les invectives fusaient, on sortait le linge sale

concurrents  mine défaite, le teint pâle

déboussolés cherchaient encore le pôle.

 

Nous gagnions, allions avoir le beau rôle

singerions nous des paons jusqu'à faire la roue ?

Notre entraineur,valait bien un Guy Roux

avait scandé nos noms, jusqu'à la quinte de toux

seuls,nous n'étions rien, ensemble nous étions tout

 

Tricôtine

 

 

"l'aire de RIEN"


C’est à n’y RIEN comprendre.
Vous en RIEZ encore!
Ne vous FIEZ pas aux apparences, ni à la position des lettres dans les mots.
Professeur Hur Luberlu, peu FIER, de bien haut vient de retomber.12 Lori
Médi Zante, son assistante, depuis longtemps chuchotait derrière son dos qu’il était fou à LIER.
Elle est depuis 15 ans fidèlement LIEE à celui dont elle se gaussait des calamiteuses expériences officinales.
Penaud, regard de cocker et mèche en pétard, il la convia à LIRE les résultats de ses dernières recherches. Elle s’attendait au pire.
Tout commence un dimanche de grandes marées.
Nonchalant, il laisse traîner sa filoche rose fluo du côté des rochers à l’abri des déferlantes, la tête farcie de formules alchimiques.
Il baille, signe que l’heure du goûter est arrivée, et puis la mer qui monte menace de le noyer.
Alors qu’il garrotte d’une vieille ficelle effilochée son épuisette sur son vélo rouillé, il y retrouve ébahi des œufs de LIRI.
Retiré dans son antre au milieu des cornues, il dorlote, chouchoute ces espérances de mollusques gastéropodes. Dans l’incubateur de son athanor, il les dépose rêvant de les offrir en ragoût persillé et aillé à sa dulcinée.
A présent, comment expliquer à sa belle qu’il n’y aura pas de réveillon de la mer. L’éclosion espérée n’a pas été celle d’une bernique mais d’un minuscule oisillon de LORI arc-en-ciel. A n’en point douter, en bon perroquet, ce babillard humiliera Hur allant partout conter sa mésaventure.
Hur qui souffre d’un gigantesque complexe d’infériorité vis-à-vis de son lointain et valeureux cousin Ben Hur s’en remettra-t-il?

 

Marie de Cabardouche





12 pieNon rien de rien
Aucun lien
Glups non il n'y a pas lieu
D'être au pieu
Avec des pies
Dans des prés
Elles nous ont pris
Et puis...
Elles s'envolent dans les buis.
Bruit de bris
Braille un brin
Lâche un bren
Aux cheveux ça fait du bien
Même si ça sent pas rien.



Parti de rien pour arriver à rien, je n'aurai de merci à dire à personne ! (C'est de Dac, non ?) d:^)

Saoulfifre

 

 

Et pour fermer la session, voici, hors sujet, les deux transmutations de Lenaïg qui, loin de son écran, avait décidé de prendre l'AIR, ce qui n'est pas RIEN !


Pour mettre la joie dans l'AIR,                  12 smiley

Il faudrait que le sage AIT

Le pouvoir de ce qu'il DIT :

Qu'on se marie sans DOT,

A la fortune du POT !

La chance vient au point SOT,

Ainsi qu'au foyer le RÔT !

Reste ferme comme un ROC,

Refuse ce qui est TOC !

Eh, TOI, ne reste pas COI,

Pousse un CRI, tu seras CRU !

Ne sois pas un casse-COU

Et marre-toi comme un FOU.

Equilibre FOI et LOI

Et sois heureux comme un ROI !

 

Arrête de brasser l'AIR                              

De crier tout le temps : AÏE !

Met du piment dans ta VIE,                                                            Pour moi il n'y aura qu'une OIE

Ne reste pas comme une OIE                                                                          OdV         

Agit, voyage puis OSE !

 

Lenaïg Boudig

 

 

12 norvègeMais Lenaïg, en s'apercevant de sa bévue a eu vite fait de refaire sa copie, la voici :


Il était parti de RIEN.

 

Mais il y mettait du SIEN,

Sans perdre son tendre LIEN ...

Qu'il fût à Lyon, Laon ou LOEN*,

Il n'aimait pas être LOIN

De sa femme et prenait SOIN

De l'appeler chaque SOIR,

De là, d'ailleurs, où qu'il SOIT :

Son travail oui, mais son TOIT

Et sa famille avant TOUT !

 

* Loen : village de Norvège



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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 08:00

 

tir à l'arcNous avons exploré (voir la rubrique TRANSMUTATION) les possibilités offertes par les transmutations de deuxième puis de troisième génération. Aujourd'hui je vous propose de revenir à la transmutation classique dans laquelle on ne peut changer qu'une seule lettre d'un mot pour en créer un nouveau, toutes les autres lettres devant rester en place. Mais contrairement à nos habitudes, si je vous donne bien le mot de départ, je ne vous donne pas le mot d'arrivée ; par contre je vous demande de nous conduire tout doucement vers un mot de votre choix par le procédé habituel sus mentionné.

 

Une petite mise en jambe sous forme d'exemple :

 

 

Pour le mot de départ AIR voici trois petits textes transmutins :

 

Tout d'abord un "trois plus un", c'est-à-dire une transmutation minimaliste (de quatre lignes pour un mot de 3 lettres) :

 

Que sens-je donc dans l'air ?

C'est comme une odeur d'ail !

Allons, jetons un cil !

Ah, mon Dieu, c'est un cul !

 

puis en cinq lignes pour changer d'air :

 

Pour connaître un autre air

Je suis allé dans l'Ain.

J'ai voulu boire du vin

C'était de l'eau de vit,

Je l'ai bue, à Dieu vat !

 

enfin un peu plus long pour mêler l'air et l'eau :

 

Cet évêque nous pompait l'air

Il était très fort au tir

Et, insupportable tic,

Ponctuait ses coups gagnants d'un petit tac.

Il posait alors son arc et reprenait son tau,

Disant, j'ai bien assez pris l'air, donnez-moi donc de l'eau !

 

 

Maintenant, à vous de jouer ! Si vous partez de RIEN où nous emmènerez-vous ? J'active le contôle des commentaires, comme d'habitude. Publication des transmutations jeudi à midi.

 

N.B. Le mot RIEN étant un mot de 4 lettres votre transmutation doit être rédigée sur au moins 5 lignes pour que toutes les lettres de RIEN aient changé mais elle peut être nettement plus longue, selon votre inspiration.

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 11:40

 

Les transmutations homophoniques semblent avoir rencontré une certaine audience, que dis-je une audience certaine. J'en veux pour preuve l'abondance  et la qualité de vos participations que je place respectueusement ci-dessous, dans l'ordre d'arrivée. Merci pour vos illustrations.

 

11 postière tampon                  Harmonie d'Issoire

 

 

   La fanfare du village accueillait en ce jour

   Une fille jolie qui jouait du tambour.

   C'était notre postière, brunette à l'air fripon

   Qui du soir au matin maniait le tampon.

   Tous les gars n'avaient d'yeux que pour son blanc jupon

   Sa chemise légère, son bonnet à pompon.

   Ils rêvaient d'herbe tendre et de vraies galipettes

   Quand du bistrot le soir ils revenaient pompette.

   Mais ce matin cristi et saperlipopette

   C'était à qui jouerait le mieux de la trompette.

 

                                                 Charles Daube-l'air

 

 

 

 

 

 

                11 Idiot

           L'idiot du village

 

 

L'idiot du village au grand tambour

 

Après labeur et autre labour

 

Coiffé de son bonnet de lapon

 

Avec floches et pompon

 

Au bistrot à moitié pompette

 

Prend sa grosse caisse pour une trompette !

 

 

 

                                                       Jill Bill

 

 

 

11 enterrement

  Pas de coup de tambour,

 

   mais un compte à rebours,

 

   car c'est son dernier repas,

 

   et bientôt son trépas.......

 

   Le croque-mort se trompa

 

   et joua du trombonne

 

   au lieu de la trompette.

 

   Ce fût un enterrement sans tambour ni trompette!

 

                                                       Clair Fo

 

 

 



 

 

 

 

Oui, je sais soeurette que la lessive est terminée, ne sors pas le linge du tambourbas longs

Ne t'inquiète pas , je la mettrai moi même à sécher sur le palier, tantôt !

1 plan d'approche du nouveau voisin, évitons le râteau

2 cachons à la vue la lessive de soeurette et ses fâcheuses culottes petit bateau

3 il sera judicieux d'offrir au regard une étendue de mes noirs bas longs

4 Appâter aux "dessous affriolants" , le beau blond

je ne voudrais pas passer pour un vieux tromblon

j'entends déjà dans l'immeuble ... résonner les quolibets "Triomphal Opéra Aïda" à la trompette.


 

                                                              Layssy Von Hallalessiv (Tricôtine)

 

 

 

tambourtrompette

  Il adorait jouer dans les portes à tambour


  De Paris ou d'Alger ou bien de ses faubourgs


  Observant le bourgeois cossu qui se faufile


  Le regard évitant, méprisant du profil


  Un jour vint cependant où il resta trop proche


  D'un solide gaillard, arrivé droit du Perche


  Hélas, sur ce coup-là, notre ami prit perpète


  Car depuis l'incident, son nez est en trompette.

 

 

                                           Martine du JdV

 

 

 

J'avais besoin d'un' peau pour mon TAMBOUR  

                       Vache clarine
Je prends ma deuch' et je vais à CABOURG


Je crois' un' vach' qui me parait CALINE


Ell' joue de la bossa sur sa CLARINE


J'appuie très fort sur la touch' du KLAXON


Elle est surpris', ell' tomb' et j' la TRONÇONNE


Avec un os, j' peux mêm' fair' un' TROMPETTE !

 

 

 

                                                       Saoulfifre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

              Le désarroi du chef d'orchestre11 chef d'orchestre

 


  Cessez de taper sur ce TAMBOUR

  Ce que nous jouons, c'est un TANGO

  Je n'en veux pas non plus de vos BONGOS

  Vous voulez me faire perdre mon ARGOT ?

  Oui, c'est mieux une HARPE OH

  Un violon ? Très bien... mais bien sûr vous avez perdu votre ARCHET

  STOP, je deviens fou

  VITE, apportez moi le PICHET

  Seulement une PIPETTE

  Je ne souhaite pas être POMPETTE

  Mais une chose est sûre, à votre public je vous laisse,

  sans tambour ni TROMPETTE

 

                                                      Myriam

 

 

 

 

  • Et ran, et tan, et plan, c'est le son du tambour
    Qui retourne les nerfs comme au temps des labours.11 Trombour
    A ces vils roulements, dont tôt nous nous lassons,
    Certains préfèreront le doux son du basson.
    Pour ma part, voyez-vous, j'en demeure baba :
    Je le trouve aussi laid que celui du tuba !
    Mais tout ceci n'est point mon unique combat :
    J'exècre tout autant les joueurs de congas !
    Et puis si vous visez entre nous la concorde,
    Ne m'invitez jamais à un concert de cordes
    Et ce n'est guère plus, non, ma tasse de thé
    Que de subir le son dissonant d'un synthé.
    Ne venez pas non plus me jouer des cymbales :
    Au moindre roulement, j'ai le coeur qui s'emballe.
    Et tout pareillement, voyez-vous, je sens l'ire
    M'envahir aussitôt que j'entends de la lyre.
    Je deviens même fou et veux faire la peau
    Du premier inconscient qui brandit son pipeau.
    En vérité, c'est clair, tout ça ne vaut pipette.
    Un seul son me ravit : celui de ma trompette !

 

                                           Tant-Bourrin

 

 

11 pomme Rambour    Surprenant ce roulement de tambour,


   Aigrelet comme une pomme rambour,


   S'animant crescendo telle une rampette,


   Mazette, il résonne comme une trompette!

 

 

                       Marie de Cabardouche

 

 

 

 

           De la musique avant toute chose                          11 étançonner

 

Je vois que tu t'en bourres

 

Je vois qu'elle t'embête

 

Je vois qu'elle tempête

 

Je vois qu'elle étançonne

 

Je vois que l'étron sonne

 

Je vois que l'étron pète

 

 

                          Vole, père laine

 

 

 

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 08:00

 

 

La transmutation de troisième génération est de création récente et jusqu'à présent je crois bien être le seul à l'avoir pratiquée, mais le monde est si vaste, gardons-nous d'être trop catégorique. Son principe en est simple : le mot est décomposé en syllabes dont l'orthographe nous indiffère totalement : nous allons travailler uniquement à l'oreille, en évitant quand même les "à peu près" afin que le jeu ne dégénère pas. A chaque étape de la transmutation on remplace une syllabe par une autre, allant ainsi d'un mot donné à un autre mot donné. Il s'agit donc d'une transmutation homophonique, n'ayons pas peur des mots.

 

Pour mettre tout le monde d'accord au départ nous poserons en principe que l'e muet suivra les règles de la prosodie classique. Principale conséquence, comme en fin de vers, l'e final d'un mot restera toujours muet. Les curieux peuvent aller voir .

 

Si nous reprenons notre amiral du mois dernier : a/mi/ral nous constatons qu'il peut s'écrire ami râle ou à mi-râle (et même âme y râle ) et qu'à la modification suivante l'ami en question peut faire tout autre chose à condition que ce soit en une seule syllabe. Amiral peut être suivi d'amidon (mais pas d'amitié qui ajouterait une syllabe, l'é n'étant pas un e muet).De même notre général peut s'écrire gêne et râle (3 syllabes aussi grâce à l'élision du e de gêne suivi par une voyelle).

Bon, si de temps en temps, il y a des accrocs, ce n'est pas grave."On oublie vite les règles édictées" est un alexandrin et non un décasyllabe, mais on s'en fout, c'est surtout pas bien joli.

Revenons à notre transmutation de troisième génération : elle demande donc de l'oreille, encore de l'oreille, toujours de l'oreille. Les noms propres sont acceptés.

 

 

Hennissez avec moi, je procède à la transmutation homophonique d'un cheval en jument :



Que vois-je venant à ma rencontre ? Un cheval ;

Il est gros, il est vert et me barre le chemin.

Me faudra-t-il attendre ici jusqu'à demain

Ou bien le contourner, prenant le pont romain ?

D'une telle rencontre on ferait un roman

Si le cheval en fait était une jument.



                                                                                                                   Ma selle aimée





Alors, musiciens, chanteurs et autres amateurs de bons mots bien sonnants,

accourez, je vous invite à la transmutation homophonique suivante :

du tambour passez donc à la trompette.

Faites des tours et des détours,

des vers ou de la prose.

J'active le contrôle des commentaires ;  votre travail de facteur d'instruments

sera publié jeudi à midi.

Illustrations souhaitées.

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 19:30

 

Qu'est-ce qui pouvait bien sortir des cerveaux fumants des thaumaturges

mis au défi de transformer un général, dégénéré, certes, en amiral ?

Une fois de plus c'est un feu d'artifice, une salve de canonnière.

Je me retire sur la pointe des pieds et vous laisse savourer ces transmutations de deuxième génération,

peu nombreuses mais ô combien savoureuses.

 

 

I l était un général...10 Caricature Spinga Jill Bill

 

Un vieux fou de GENERAL

A la guerre bien des critiques GENERA...

Sans se GENER

Adorant par dessus tout le verbe M ENER

L'entrain de la troupe il aimait à M I NER

Lui qui s'en allait se M I RER

Au miroir sans se cacher, se M URER

De la vue de la jeune recrue et autre plus M URE

Jamais ô grand jamais il M URA

Sa folie qu'il affichait au tableau M URAL

Abaissant de la troupe le M ORAL

Lui le général ambitieux, AM ORAL

Tout le contraire de son brave jumeau AM I RAL..

 

                                                                 Jill Bill

 

 


 

La progression de la flotte.

 

De l'avis général, le froid ne gênera pas la progression de la flotte. La mer ne gèlera pas, et quand bien même la grand voile en viendrait à geler, aucun homme ne sera gelé grâce au rhum embarqué qui réchauffe et tue la gale. A bord aucun mâle ne râle grâce à cette médication prise par voie orale et grâce à l'aumonier qui leur fait la morale quand leur conduite est par trop amorale. Mais le pire dans le vice, le plus grand amoral, c'est bien le Prince d'Ustupre, le grand vice amiral.

 

                                                                                                                                                    Dupont-Supérieur

 

10 Amiral BolPour réussir la transmutation d'un général

 

Pour réussir la transmutation d'un GENERAL,
Coupez-lui d'abord son L qui GENERA.
Ensuite, dites-lui je t'M, sans savoir où ça MENERA.
S'il vous dit "prends-moi l'A", laissez-vous MENER,
Et s'il vous parle de l'I, inutile de vous MINER,
Car, sans en avoir l'R, vous auriez bonne MINE.
S'il lâche un gros P et saute à votre PINE,
Débordez-le sur l'L et prenez-le côté PILE :
Tâtez son petit A, il deviendra tout PALE
Et pour reprendre un peu d'R, poussera un RALE.
Prenez un peu d'O et attaquez la partie ORALE :
Engloutissez son E pour passer votre ORAL !
Redites-lui je t'M, qu'il garde le MORAL,
Mettez-lui l'A profondément, même si c'est AMORAL,
Et remettez-l'I encore : voilà, votre AMIRAL !

 

                                                                      Tant-Bourrin

 

 

 

Le général perd son bras droit10 Amora


 

Le complot dans lequel le général fut impliqué généra toute une littérature susceptible de gêner une nouvelle tentative de putch. Cette gêne incita son bras droit, qui avait fort bien géré ses relations avec la reine mère, à prendre en point de mire, sans rien dire, là-bas, dans son exil doré, celui qui près d'elle se dora cet été, celui qu'elle adora, le nabab de la moutarde Amora. Certes, ce fut un chantage tout à fait amoral, mais c'est ainsi qu'il devint amiral.

 

 

                                                                                                         Helmut Hard

 


 

  • "Revues et corrigés sur la coquille de noix"

     

    Branle bas de combat , rassemblement Général

    Rangez les paquetages, tout ce qui gênera

    Tout ce qui craint le froid sinon ça gèlera

    Le dernier sur le pont les patates pèlera

    Il aura de quoi ! J’en garantis des tonnes à peler

    J’ajouterai une tonne de mil à piler

    A celui qui manquera  l’appel  demain matin  huit heures pile.

     

    Ne vous faites pas porter pâle

    Je ne crois pas aux histoires de gale

    Ni aux retards de trains en gare.

     

    Terminé les canards boiteux sur la mare

    J’exige discipline et réflexion garantie  bien « mûre »

     N’essayez pas de faire le mur

     Le dernier qui a tenté l’aventure, mise aux fers trois mois  , l’écoutille on mura.

    Il a eu le temps d’apprécier le décor mural

    En est ressorti à zéro le moral

    Je sais, Je sais c’est  complètement amoral

    Mais tout doit être parfait pour la visite de notre Amiral

 

 

                                                                                                                      Tricôtine

 

 

10 Amiral Claire FoL'admirable général et son ami l'amiral dégénéré

 

Par le passé,ce grand général,généra,(sans se gêner),une certaine gêne,lorsqu'il perdit la voix.Depuis, il mène ses troupes,(toi y compris),sans même un son,grâce à la technique du mime!

On peut dire que tu l'as dans ta mire,avec une certaine ire,car il ira (et tu iras aussi,à ras le sol,las, où il va),rendre visite à l'amiral.

Traversant le val en aval,il avale sa colère.On voit sur sa figure ovale (ne pouvant s'exprimer de façon orale)qu'il vient pour faire la morale à ce malappris.Il faut sévir!Tant pis pour lui!Après tout,pourquoi lui remonter le moral à cet amoral amiral!

 

                                                                                                                                   Claire Fo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 20:00

 

En ces périodes troublées les thaumaturges font l'objet de sollicitations étonnantes, on ne leur demande pas de changer le plomb en or, la chose n'étant pas très aisée (c'est pourtant possible) mais ils reçoivent des demandes plus guerrières. Ainsi, dernièrement, le Ministère de la Défense m'a demandé, pour des raisons classées "secret-défense", comment transformer un général en amiral.

La tâche est rude mais cette transmutation de seconde génération est tout à fait à la portée des habitués de la rubrique. Je vous rappelle que dans ce type de transmutation l'ablation ou l'adjonction d'une lettre ne doit porter que sur la lettre initiale ou finale d'un mot.

A titre d'exemple je vais procéder sous vos yeux ébahis à la transmutation du plomb en or.

 

Vous vous procurez dans un immeuble en démolition un vieux tuyau de plomb.

Vous le faites tremper dans un bain de purin d'orties pendant une plombe.

Vous le faites ressuyer au soleil durant deux plombes.

Vous le martelez longuement sans ménager vos *lombes

Procurez-vous ensuite une couleuvre des combes,

Faites-la macérer avec le plomb dans l'urine de deux comtes

Avec 100 grammes de comté*

Qui ne vous aura rien coûté.

Il est essentiel que nul en soit le coût*,

Faute de quoi vous risquez d'avoir la corde au cou*.

Trois jours plus tard il vous faudra sonner trois fois du cor

Et votre plomb enfin se changera en *or.

 

Eh bien, c'est à vous maintenant : il vous faudra changer un GENERAL en AMIRAL, belle bataille en perspective ! Alors si ce n'est ni Wagram, ni Trafalgar, ce sera un tout de même un exploit à la pointe du stylo.Après le vice-amiral et le contre-amiral, il y aura un gêné-amiral. Vive la République, vive la France !

J'active le contrôle des commentaires, comme d'habitude, et je vous donne rendez-vous mercredi 27 aux alentours de  20 h 00 pour la publication des transmutations. Je ne suis pas sûr d'avoir le temps d'illustrer l'article, envoyez-moi tout de même des images si vous en avez qui peuvent valoriser votre grand oeuvre.

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 20:00

  Manif Tant-Bourrin

                                                                               Image de Tant-Bourrin.

 

Vous aviez au moins dix solutions pour sortir de la grève : citons, dans le désordre (ça c'est quand la base prend le dessus) : GREGE GRELE GRAVE GRIVE GRENE GREVA GREBE CREVE BREVE TREVE et il y en a peut-être encore.

D'autre part la grève pouvait être considérée sous plusieurs angles : celui qui vient tout de suite à l'esprit quand on parle de manif, mais aussi, le bord de mer ou de rivière, la place aux exécutions publiques, l'ancêtre des guêtres et même le verbe grever.

 

Voici les transmutations, illustrées par leurs auteurs ou par mes soins, selon les cas.

 

Le conjuré

 

09 exécution Et le voilà Place de Grève ;                            

Ses amis sont là, le visage grave

Espérant encore une grâce.

Du remords, aucune trace,

Ce complot bien tramé,

Ce château bien cramé,

On en a fait un crime !

Il s'attaquait à la crème,

Aux coqs à belle crête,

L'opinion n'était pas prête !

La foule est sans piété,

De son sang il veut sa pinte !

Il n'a pourtant tué personne, ni ponte,

Ni jeune loup qui monte ;

Le peuple est une mante,

Dévorant ses amants, sale manie,

Et s'enflammant pour une manif !

 

          Octave de Vicornet

 

09 grive musicienne 

Voici l'automne

 

Voici l'automne sur la grève
suscitant l'envol de la grive
la jolie oiselle brune et grise
virevolte dans la brise
les raisins juteux elle baise
au sortir de son terrain boisé
les cartouches sortent de leur boite
le chasseur n'a pas la main moite
quand son désir de gibier monte
il dévore déjà  le passereau, telle une mante
passera-t-elle un jour cette manie
sans qu'il n'y ait besoin de manif

 

Tricôtine

 

 

 

 

                                  C'est décidé !

  • Le Mont-de-Piété (Jean Béraud)Aujourd'hui, c'est décidé, je fais la GREVE

    Contre ceux qui nous répètent : "Marche ou CREVE !"

    Et, qui, méprisants, lèvent haut la CRETE

    Bien sûr, il n' y a qu'aux riches qu'on PRETE

    Pour les pauvres, il y a le Mont de PIETE

    C'est toujours la même chose et le PIEGE

    Se referme sur ceux qui travaillent dur...Pas de SIEGE

    prestigieux pour eux, juste de la monnaie de SINGE,

    des belles paroles, du vent...Le beau LINGE

    c'est pour la belle société...IL faut se contenter d'un LANGE

    serré, d'un petit emploi précaire et mal payé...A peine si l'on MANGE

    à sa faim...mais il faut se taire, ne pas lever la voix contre celui qui MANIE

    chaque jour des millions, des milliards...

    Ah ! Trop, c'est trop...aujourd'hui je serai, c'est décidé, à la MANIF !

 

                          La Licorne

 

 

09 poing fermé Jill Bill          Le peuple gronde !

 

Mécontentement gronde, c'est la GREVE

Faute de merle le peuple mange de la GRIVE

Mais fait mine GRISE

Le silence de l'agneau BRISE

La République le BAISE

Il ne faut plus qu'il se TAISE

Alors il lève le TARSE

Veut sa part de TARTE

Dans son existence quasi TARIE

Le peuple est en marche Jésus MARIE Joseph

Poing tendu avec calicot qu'il MANIE

Battant pavé et tambour dans la MANIF...

 

             jill bill

 

 

 

 

 

       Grève !

 

Plus qu'un mot d'ordre, c'est un cri : GREVE !09 carie
Cette fois, on le sent, c'est marche ou CREVE.
Nous ne sommes pas l'élite ni la CREME
De la société, juste les victimes d'un CRIME :
On essaye de nous noyer dans la CRISE.
Et voilà que notre président, qui nous les BRISE,
Vient nous expliquer que l'on sera de la BAISE :
Sur nos retraites, il veut faire main BASSE !
C'est pour cela que nous sommes en MASSE :
Il nous faut à tout prix éviter la CASSE
De notre futur par une méprisable CASTE
De nantis, c'est notre dernière CARTE !
Leur réforme fait souffrir autant qu' une CARIE :
Ils se moquent des humbles, ces enfants de MARIE,
C'est assurément une bien sale MANIE !
Voilà pourquoi sans hésiter : tous à la MANIF !

     Tant-Bourrin

 

  •  

    09 canif NounedebJe vais faire grève ! Au lieu d’aller écouter chanter la 
  • dernière grive, me voilà à moitié grise, ébouriffée par la 
  •  brise…ou par ce Médoc boisé que je dois boire dans un 
  • hanap moiré tous les dimanches avec le maire, j’en ai 
  •  marre ! A cause de cette Marie qui a la manie de courir à 
  • chaque manif, et me laisse les corvées à petits fours.

  • Qu’elle en crève ! Donnez-moi un canif que je la……

          Nounedeb

 

 

 

 

 

 

 

  • Non!Cette fois c'est non! Pas de transmutation!09 Révolution Claire Fo

 

  • Je fais la grève,une trève avant que je ne crève!

    Ces transmutations,c'est pas de la crème!

    Je n'irai pas commettre un crime ou faire une crise

    mais pas question de passer par  frise,frite,faite,faste,fasse,casse,casée,calée...

    cales,pâles,pôles,polis,jolis,colis,colin......

    Gros calin canin sans canif(et non caniche) pour cette manif.

    Il faut parfois manifester un peu de rébellion et se reposer les méninges!

 

         Le psychopathe étique

 

09 psychopathe au couteauJe marchais sur la grève

Le souffle court à cause d'une bonne crève.

Nous avions rendez-vous sur la crête,

A midi, une heure bien matinale, serait-elle jamais prête ?

Bien sûr elle faisait preuve d'un peu trop de piété,

Mais elle m'offrait là une trop belle piste

Et si je me méfiais un peu du curé, une vraie peste,

Ne devais-je pas aussi soupçonner l'employé de la poste,

Ce beau brun athlétique à la voix bien posée ?

Je l'ai surprise nue lorsque de loin pour lui elle prenait des poses

Capables de provoquer une marée d'équinoxe, une inversion des pôles !

Non, elle ne viendrait pas, ses réponses étaient trop pâles,

Et mes mots trop tordus, mes intentions trop sales !

Pourtant notre dernière rencontre avait été plutôt salée,

Et je n'imaginais pas qu'elle eût pu à ce point s'être salie

Pour assouvir son corps qui réclamait son dû, fouetté par l'air salin.

Ce fut un vrai combat, une lutte féroce, pas du tout un calin ;

Nous étions deux bêtes en rut, à mi-chemin entre félin et canin.

Je change mes plans mais je garde dans ma poche le gros canif

Pour la tuer discrètement, dans la foule, tout à l'heure, à la manif !

 

         Omar du Vieux-fût

 

09 Manif MyriamAllons, camarades, mettons nous tous en grève

Bannissons le "Faute de grive, on mange des merles"

En Woerth ou Bettancourt, grime toi,

Au pire, tu recevras des tomates, au mieux,une petite grume ( c'est l'époque !)

mais tu ne disparaîtras pas dans la brume

de haine, ton coeur brûle

alors, ne te roule pas en boule,

rejoins plutôt la foule,

il ne faut pas qu'on s'en foute,

la mobilisation doit être forte,

nous devons péter la forme,

notre conviction doit rester ferme,

même un jour férié.

Transforme- toi en furie,

ne crains pas le jugement de la curie,

oublie pour un jour ta carie,

et à défaut d'autre chose, arme- toi d'une carde.

Pas de découragement, du tonus tu as gardé,

toute ta vie, tu as trimé, bardé,

ne reste pas assis sur ta barge,

grâce à toi et aux autres, le défilé sera long et large,

sans compter la marge du trottoir.

Il est urgent que le peuple, à sa faim, MANGE.

Se révolter n'est pas une manie,

rejoignons la manif.

 

 


Myriam

 

 

09 baïne Yanik

 

 

 

Sur la grève, le chant d’une grive me grise dans la brise.

 

Elle arrive des bords de la  Baïse


et repartira vers une  baïne du Maine,

 

état dans lequel marne Marie 

 

qui n’a pas encore la manie de la manif.

 


      Yanik

 

 

  • 09 moustache qui friseMollement étendu sur la GREVE

    Il songeait que la vie était si BREVE

    Qu'elle ne méritait point qu'on joue au BRAVE.

    Son intention : rejoindre au plus vite la ville de BRIVE .

    Et tandis que souffle une charmante BRISE,

    Il rajuste son pourpoint et sa moustache qui FRISE.

    Trouver merveilles et dentelles dans le fatras d'une FRIPE :

    Une gageure! plutôt donner au tavernier ce poulet gras à FRIRE !

  • Il se dit qu'il a encore fort à FAIRE

    Avant de pouvoir comparaitre devant Mr le MAIRE !

    Ensuite : se faire oublier dans les verts bocages du Loir et MAINE ,

    Entretenu avec largesse par cette providentielle et mystérieuse MANNE.

    Il pourrait enfin s'adonner à loisir à sa coupable MANIE:

    Ourdir de sombres complots et organiser la plus terrible et magnifique MANIF!!!!!

                    Croukougnouche


 

                                                                                                                    La douloureuse histoire du Morse et de la Grive.

 

09 morseTrès loin de la GREVE, une GRIVE était perchée sur un arbre PRIVE  de feuilles.

Elle risquait d'être PRISE par le vilain bonhomme qui PUISE à  la fontaine.

Pour ne pas qu'il lui NUISE ou qu'il lui cherche NOISE,

Appelons  Jupiter, appelons MOÏSE.

Soudain arrive un MORSE, égaré très loin de chez lui,

Il pleure sa compagne MORTE

et ses enfants chéris MORTS eux aussi.

Où trouvera-t-il le réconfort ?

Peut-être dans l'un des PORTS du bout du monde,

d'où il vient justement.

Mais il ne peut bouger, il tremble, le chagrin l'envahit de la tête aux pieds,

il le sue par tous ses PORES.

Il appelle en vain ses POTES,

leur promet même un plat de PATES,

si bien sûr, ils récitent un  PATER!

Comment sortir de cette horrible situation sans trop en PATIR.

Il pourrait tout oublier en roulant un PATIN

à la CATIN  qui tient le resto CANIN.

Mais il préfère prendre son CANIF et se rendre à la MANIF.

 

                                                                                                                                                             Anita

 

  •  

    manif LenaïgAujourd'hui, samedi, jour pourtant où nous avons le plus de clientèle, nous avons quitté la jardinerie et sommes venus à Paris, pour lagrève!

    Et voici la grêle annoncée ! Je dis :"heureusement que nous avons mis nos fleurs à l'abri".

    Nous sommes inquiets pour notre frêle banderole où nous avons écrit :

    Les jardiniers ne paieront plus les pots cassés !

    Mon frère pose la question : "Sous la grêle, tiendra-t-elle ?"

    Mais l'averse est finie. N'empêche, nous ne risquons pas de frire au soleil !

    Cette manif, il faut la faire ! On ne nous fera pas taire ! Même le maire est là !

    Il y en a marre des inégalités !

    "Jésus Marie Joseph, mais c'est une manie !" soupire une mamie que la foule effraie. "C'est tous les jours que passent les manifs ici ! Je ne vais plus oser sortir, de peur de me faire bousculer".

    "Ah, Madame", répond mon frère, "évitez alors de vous trouver dans la rue aux heures des défilés ! Mais vous voyez bien qu'on vous laisse passer. On ne vous demande pas de participer, vous en avez sûrement assez fait !"

    Et je renchéris : "Ce ne sont pas toujours les mêmes qui sont dans la rue mais, aujourd'hui, c'est la manif générale !"

    En avant la musique, les chants et les slogans !

  •                                                         Lenaïg Boudig

     

 

 

                                                                               L’Alsacienne.

 

 

09 alsacienne TopaNous marchions le long de la GREVE

Quand s’est mise à tomber la GRELE.

- Rentrons vite à l’hôtel, a dit GAELE,

Y’a du rugby à la télé, avec TAELE,

C’est un as, c’est le roi du TACLE.

- Pas question, j’ai faim, d’apord à TAPLE

A répondu une Alsacienne TAPIE

Dans l’ombre, (c’était Marie-Pierre, dite MAPIE).

Plus tard, sans que cela devienne une MANIE,

Nous passerons de la grève à la MANIF.

 

                                                       Topa.

 

 

 

 

 

 

 

                                                Turdus - Colomba

 

Grume MarieSur la GREVE déserte je médite. Pas une mouette, seulement une GRIVE. D'où sort-elle ? Se mirant dans l'onde, elle se GRIME, perchée sur une GRUME! Ma parole, cet étrange oiseau me GRUGE ! Elle se paie ma tête, je vais l'ignorer et picorer mon goûter. J'aurais pu l'inviter, partager avec elle ma noix GAUGE et mon brouet de GAUDE. Que le ciel m'en GARDE, ce passereau aurait minaudé:

-Je préfère une CARDE, qui ne risque pas de me donner de CARIE ! Et puis monsieur, je suis demoiselle et... je l'aurais PARIE, vous êtes MARIE!  J'ai bien repéré votre MANIE, vous faites rouler votre bague comme on fait tourner les crécelles un jour de grande MANIF. Adieu donc, monsieur !

Mais...Elle m'aurait psychanalysé cette pimbêche! Elle n'a donc jamais rencontré un beau pigeon bagué ? J'ai bien fait de l' ignorer, elle aurait vraiment gâché mon goûter...

 

                                              Marie

 

 

  Mille excuses pour la déplorable mise en page .

 

 

 

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 12:00

 

grèveJ'avais envie de lancer une transmutation particulièrement ouverte, c'est-à-dire offrant un grand choix dès le premier intermédiaire : l'actualité me l'a offerte, vous êtes invités à passer de la GREVE à la MANIF (pas l'inverse).

 

 

Rappelons aux non initiés que la transmutation consiste à passer d'un mot imposé à un autre mot imposé en utilisant des mots intermédiaires qui sont la copie conforme du mot précédent à l'exception d'une seule lettre de ce mot, les autres lettres restant à leur place. Ainsi LAPIN peut se transformer  en LATIN,TAPIN, LOPIN, LUPIN, LAPON, mais pas en ALPIN (c'est une anagramme) ni en CALINE -le E se substitue au P et les lettres changent de place- que l'on pourrait qualifier d'anagramme transmutatique. 

  On peut rechercher la performance technique et privilégier les transmutations éclair qui font souvent appel à des mots peu courants. On peut, au contraire, rechercher des effets, des rapprochements insolites, incongrus, poétiques, érotiques, bucoliques, esthétiques, pathétiques ... j'en passe et des meilleurs. On peut imaginer une histoire, broder sur un thème, on peut transmuter en vers ou en prose, placer le mot où l'on veut dans la phrase, il suffit de respecter l'ordre. Vous l'avez compris, mises à part les contraintes énoncées plus haut (en rouge), vous pénétrez dans un espace de liberté totale.

 

 

 

 

 

  Comme d'habitude, les transmutations réussies seront publiées ultérieurement, plus précisément le jeudi 30 septembre vers 20h00. Le contrôle des commentaires sera donc activé jusque là. N'hésitez pas à donner un titre à votre transmutation et à l'illustrer (mieux vaut me faire parvenir alors votre illustration par courriel).

 

 

manif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 20:50

Ma soeur en première communianteCombien de fois notre main ou une autre est-elle passée du mollet à la cuisse ? Si la

chose paraît banale, transmutatiquement parlant il n'en va pas de même. J'ai le grand

plaisir de vous présenter les transmutations des quelques courageux qui tout à la fin du

mois d'août ont sollicité leurs petites cellules grises afin de réaliser cette prouesse. 

 

 

Pour illustrer cet article, et afin de ne pas avoir d'ennuis avec quiconque, je mets en

 

ligne une photo de ma soeur le jour de sa communion solennelle.

 

 

 

 

 

 

Dans l'ordre d'arrivée je présente :

 

Jill Bill qui met en scène un couple miséreux où le braconnage s'avère un moyen de survie "honnête".

 

Chienne de vie 

Moi le braconnier à la force du MOLLET

Pose ça et là mon COLLET

Pour que tu t'y COLLES

Lapin de garenne au bois où tu COULES

Des jours inquiets.  Peuchère tu COUTES

Chienne de Vie ! Nos bouches COITES

On ne dit plus les carottes sont CUITES

Femme ! Il faut pourtant que tu CUISES

Une crise et même des CRISES

Ne vont pas me faire dire tu me les BRISES

Même l'humeur BRISEE

Même ma destinée BAISEE

Par la pauvreté, nul ne verra que je me BAISSE

Et s'il y a peu d'avoir en CAISSE

Femme tu ne feras le trottoir, jupon relevé sur la CUISSE !

 

 

 

La Licorne  nous propose de nous pencher sur le sort d'une jolie princesse fort désargentée :

 

 

Jolie princesse à la fine CUISSE

Il n'y a rien que je ne PUISSE

Faire pour vous. Ma ferveur , je l'ai PUISEE

A l'encre de vos yeux , belle PUINEE

Et je vous jure que m'est égale votre famille RUINEE...

Laissons-la à ses RUINES,

A ses murs RUILES

A ses châteaux sans TUILES,

A ses demeures sans TOILES.

Je vous arracherai à elle, je vous enlèverai, même sous les TOLLES,

Même sous les injures FOLLES,

Et, suivant l'inclinaison de mon coeur FOLLET,

Je vous déposerai doucement, heureux et ravi, sur mon lit MOLLET...

 

 

 

Oscillant entre rêve charmant et cauchemard, Tant-Bourrin nous offre un texte d'une grande intensité alcoolique :

 

MOLLET     Ma main délicatement posée sur son mollet
MOLLES     Je rêvais d'aller explorer des chairs plus molles
TOLLES     Et pulpeuses, mais je craignais les tollés
TOILES      Que cela provoquerait. Prise dans les toiles
TOISES      D'araignée de mon surmoi, sous les toises
TOISEE      Des regards perçants, mon âme toisée
BOISEE      Taisait les cris de mon coeur. Une gueule boisée
BRISEE      Se préparait pour le lendemain : vie brisée
PRISEE      Sans elle à qui j'aspirais, elle, si prisée
PUISEE      Par tant d'hommes, elle, comme puisée
PUISSE      Aux étoiles... Reviens ma force, reviens, que je puisse
CUISSE     Sentir ma main enfin effleurer sa cuisse !

 


 

L'Ange Blanc nous gratifie d'un texte où les étreintes ne sont pas ce que l'on croit :

 

 

 

Lutiner n'est pas lutter

 

Et ma main se posa sur son joli mollet ;

Gorge nouée et jambes molles,

J'atteignis ses genoux, parfaitement moulés,

Enhardi par ses regards coulés.

Maintenant il fallait jouer des coudes

Sinon je serais vite envoyé dans les cordes

Il faut se méfier avec ces corses.

Soit je cosse soit tu cosses,

Et alors gare aux bosses,

Aux manoeuvres basses

Où nous sommes baisés.

En cinq sec nous voilà brisés,

Malaxés comme pâte brisée;

Vite, je ceinture sa taille tant prisée,

Et faisant appel à toute mon énergie, puisée

Dieu sait où, et avant qu'il ne puisse

Réagir et rugir, je m'empare de sa cuisse.

 

 

 

Tricôtine nous relate les états d'âme d'une jeune fille très émancipée qui pense au jour où ses finances viendront à battre de l'aile.

 

 

Elle commanda avec pingrerie seulement un oeuf  MOLLET

faisant des manières  en monté COLLET

la chaise à ses fesses COLLEE.

Face au  notaire familial, elle s’était sentie idiote, nageant la brasse COULEE

Sa mère l'avait tellement COUVEE

lui épargnant sans cesse la moindre CORVEE

dernière enfant , gâtée , dernière extrémité de la CORDEE

une à une disparues les CORDES

il ne restait plus qu'elle: la têtue bête à CORNES.

toujours elle avait dépassé les BORNES,

Ne voulant pour rien au monde des existences MORNES

Eloignées de la foule, des nonnes et des MOINES.

Cette seule évocation lui donnait les mains MOITES

Elle préférait s'éclater chaque nuit dans les BOITES

user ses talons jusqu'à  bientôt BOITER.

Bien sûr un jour , elle s'occuperait du domaine hérité,  des terrains à BOISER

mais pour l'instant seul comptait son penchant pour la liqueur BOISEE

« L'heure du prince charmant n'a pas encore sonné », pensait-elle

quelle horreur ! tendre la main pour qu'elle lui soit BAISEE

Il sera bien temps quand les finances seront en BAISSE

de chercher un prétendant pour renflouer la CAISSE

  il s'agira alors de jouer les saintes nitouche, les coincées de la CUISSE.

 

 

Un certain A. de la M. , coureur de jupons impénitent, également connu pour d'autres faits et gestes, en Bourgogne du Sud, en France et même aux Amériques, aurait écrit cette transmutation ; je soupçonne une supercherie, mais je publie malgré tout.

 

La pêche aux moules

 

MOLLET   Ah qu'il était rond ce jeune et blanc mollet

MOLLES  Entr'aperçu sous les mousselines molles

MOULES  De sa tenue d'automne pour la pêche aux moules.

BOULES  Mon cheval contourna les joueurs de boules,

BOUSES  J'avais bien du mal à esquiver les bouses,

BOSSES  Tout en évitant les branches, si propices aux bosses,

FOSSES  Qui surplombaient les grands fossés

FESSES   Et ma selle trop neuve éprouvait fort mes fesses.

CESSES  Je me raisonnais, disant : "il faut que tu cesses

CASSES  De songer à ce galbe parfait, il faut que tu casses

FASSES  Cette vision édénique ou alors que tu fasses

BASSES  A nouveau un détour vers les terres basses

BAISES    Espérant qu'elle te tende la main afin que tu la baises".

BRISES    Mais chez moi comme toujours les rêves sont brisés

BRISEE    Par une feuille envolée, une branche brisée.

PRISEE   Cette fois ce fut une lavandière, naguère fort prisée

PUISEE   Qui en m'offrant de l'eau dans la fontaine puisée

PUISSE   Brisa mon rêve charmant et avant que dire mais je ne puisse

CUISSE   Effaça le mollet en dévoilant sa cuisse.

 

 

Myriam nous propose une version très appétissante et philosophiquement forte de la transmutation du mois :

PLAISIRS SIMPLES

N'as-tu pas envie d'un bel oeuf MOLLET

tout simplement accompagné de lasagnes bien MOLLES

ou encore d'un appétissant plat de MOULES

suivi de glace à la vanille, trois BOULES!

et pourquoi pas de la mousse au chocolat, en belles BOUSES

avec, pour décor en pâte d'amande, des paysages BOISES....

La vie n'est riche que si tu la BAISES

et si tu ne veux plus être aigri comme une mal BAISEE

revois tes ambitions à la BAISSE

cesse de penser au tiroir CAISSE

et arrête de te croire sorti de la CUISSE de Jupiter.

 

Et Topa ferme la série des transmutations avec une idée originale : une série de proverbes inédits.

 

PROVERBES

Si vient la crampe au MOLLET

Arrivera lièvre au COLLET

 

Quand la bachelière est COLLEE

Sa barque au port sera COULEE

 

Que naisse toute la COUVEE

Un grand bonheur dans la COUREE

 

Souris tricote dans sa COURSE

Montagne russe en anglais COARSE

 

Crapaud du soir et qui COASSE

Tu ne vivras plus dans la CRASSE

 

Si tristement ta porte CRISSE

Montera douleur à ta CUISSE

 

 

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 08:00

 

Après un intermède consacré aux transmutations de deuxième génération, revenons aux fondamentaux avec une transmutation tout à fait classique portant sur deux mots de six lettres.

 

Je vous propose donc, chers amis thaumaturges, de passer du mollet à la cuisse et je vous préviens, ce n'est pas facile, d'autant plus que ça coince au niveau des genoux.

 

Donnez un titre à votre texte et éventuellement, faites-moi parvenir une illustration par courriel.

 

Le contrôle des commentaires sera activé et les transmutations réussies seront publiées lundi soir vers 21h00.

 

Pour vous mettre en condition, je vous ai concocté une petite transmutation de cinq lettres, que voici : j'ambitionnais de transformer l'acier en verre. Les néophytes verront ainsi que l'on ne doit changer qu'une lettre à la fois en maintenant les autres à leur place.

 

Le notaire de mon oncle

 

ACIER      Le notaire de mon oncle avait un regard d'acier

ACTER    Du matin jusqu'au soir, il n'en finissait pas d'acter

ACTES    Il rentrait même chez lui avec une grosse sous le bras, ses actes

ACRES   Etaient parfaits, les mesures des terrains, en ares ou en acres

AIRES     S'avéraient exactes, tout comme les surfaces ou les aires.

VIRES     Et bien des clercs en ont fait l'expérience, rapidement virés

VIREE     En cas d'erreur, tout comme la dactylo, pour un zéro de trop, virée.

VISEE     C'était un tel ours qu'aucune femme sur lui n'avait de visée

VISSE     Toutes craignant qu'au logis conjugal son épouse il ne visse.

VESSE   Mais un jour, croyant trouver une truffe, il tomba sur une vesse

VERSE   Trop tard ! Marié à une harpie aspirant et son sang et l'argent qu'il lui verse

VERRE   Il sombra dans l'alcool et c'est "mélancolie" qu'on lit gravé sur son oeil de verre !

 

 

 

 

 

 

 

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