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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 18:30

 

Aujourd'hui nous nous pencherons sur les mots qui se terminent par le son "isse".

 

Ils s'écrivent is, isce, iss, isse, ice, ix, ysse ou yx (anglicismes exceptés).

 

Les mots en "isse"(je ne parle pas des verbes conjugués) sont tous du genre féminin. Evidemment il y a une exception : le  jocrisse qui bien que masculin n'est pas très viril. Donc, au restaurant, n'hésitez plus pour commander votre plat, ce sera une clovisse à la réglisse.

 

Les mots en "is" (au singulier) semblent tous être du genre masculin, excepté la praxis, la syphilis et la trustis*. Axis, doris, métis, pastis, pénis, pubis, ... Ayons une pensée émue pour les personnes qui apprennent notre langue car dans beaucoup de mots se terminant ainsi le s final ne se prononce pas. (radis, souris, permis, chassis, etc...)

 

Les mots en "ice" sont généralement féminins mais, avec une bonne vingtaine d'exceptions,

la situation est plus inquiétante. On peut être bien embarrassé pour connaître le genre de l'immondice ; eh bien sachez-le : une immondice c'est une belle ordure ! Par contre il y a de belles ordures qui n'ont rien à voir avec les immondices, elles sont bien souvent du genre masculin (au féminin on dit plutôt de belles ou de fieffées salopes).

Rappelons, parmi les mots au genre douteux : le délice (qui masculin au singulier, devient féminin au pluriel avec une exception dans l'exception pour "les grands délices") le vieil hospice, le petit interstice, le petit office et la grande office.

 

Les mots en "ix" et "yx"ne  font entendre le son "isse" que dans trois cas. N'oublions pas de citer le six et le dix qui ne sera pas de der, d'oublier la perdrix et tous les autres (une trentaine) où l'on n'entend pas "isse" mais "ixe" ou ai ou oi ou i,

et terminons par une curiosité mal placée : le coccyx, qui rime avec saucisse mais avec aucun de ses dix petits frères en "yx" dont le x final se prononce kse.

 

Ajoutons enfin, pour essayer d'être complet, le kriss malais que Tant-Bourrin m'a planté dans le dos et la miss (là, il s'immisce) et rajoutons, pour faire bonne mesure un abysse et une alysse (c'est la corbeille d'argent ou thlaspi blanc, ne cherchez pas).

 

Professeur Schmürtz

 

* la trustis ou truste, chez les Francs, est un groupement de guerriers libres qui formaient une haie d'honneur

 

 

 

 

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Published by Olivier de Vaux - dans CHAUSSE-TRAPES
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commentaires

Dr WO 10/10/2010 23:11



La langue française n'a aucun secret pour vous. Vous êtes linguiste ?


Dr WO



Olivier de Vaux 11/10/2010 08:23



 - Seulement un amoureux de ma langue maternelle qui a encore plein de secrets pour moi, sa richesse n'a d'égal(e) que ma curiosité.


 



Topa 09/10/2010 17:28



Hisse... et ho !


(et même hisse et oh !..., voire hisse et haut !...)



Olivier de Vaux 09/10/2010 18:09



Je dirais même plus, y sait, ô !



MARIE 09/10/2010 11:57



Ouh ben, moi qui me fiais à Monsieur Littré+ qui a écrit " néphélis : n f !"  ( à vos souhaits ! )


C' est joli Néphélie, hors contexte !


Bonne journée, Olivier.



Olivier de Vaux 09/10/2010 13:53



Pour être sûr du genre (du mot et de la chose) il faut y regarder à deux fois, comme pour les petits chats Bonne
journée, Marie.



MARIE 08/10/2010 23:01



La couverture de ce vieux registre relié en mesquis ( basane) s' ornait d'un blason où s' entremêlaient une serpentine bisse ( couleuvre), des néphélis ( sangsues) rebondies et un mauvis ( merle
ou grive) qui semblait s' ennuyer... ( pourquoi pas !)


Votre leçon de mots est toujours un régal, Monsieur O de V !



Olivier de Vaux 09/10/2010 10:31



 


Chère Marie,


Merci pour votre commentaire si enrichissant. Le mesquis m'a entraîné sur les traces du redoul ou corroyère. Je suis retourné voir la basane qui m'a surpris par la richesse des expressions qui
s'y rattachaient (tailler une basane, basane de tringlo, être dans la basane). La serpentine bisse m'a conduit à la bisse( couleuvre) et au bisse (bief dans le Valais central). Ici on parle de
raies (à rapprocher des rayes du Bas-Valais). Littré m'a appris que le mauvis (mô-vî) désignait aussi un merle (turdus iliacus) et l'alouette huppée. Quant au néphélis il est du genre masculin et
on comprend pourquoi le doux prénom de Néphélie n'a été attribué que 9 fois depuis 1946 (sous toutes réserves).



Nettoue 08/10/2010 12:27



Bel exercice, Olivier, je me fais très humble ma foi !


--- Té Panisse, Vé Narcisse, on se le boit ce pastis ?


--- Juste le temps, d'acheter du réglisse, chez la miss aux varices en forme d'écrevisses, dans son office face au bireau de police, sise à coté de la statue de Clovis, et je le mets en lice !


--- Protites donc,  pour m'acheter des épices là où l'édifice de la justice, colle à l'hospice où les novices dénuées de malice soignent les matrices et les anciens les appendices au
tournevis, jusque dans les orifices.


Ben quoi, on peut dire ça comme ça aussi !


Amicalement


 



Olivier de Vaux 08/10/2010 18:59



Ce n'est pas l'hospice & love ! Terrifiant !