Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 06:50

                       PHOTOS-DIVERSES 2180

Voici peu PH m'a fait remarquer que si les lavoirs du XIXème siècle étaient bien jolis en Bourgogne, il ne fallait pas oublier pour autant que la lessive était une corvée, et non des moindres.

 

Sa remarque m'a fait réfléchir et après avoir examiné la question sous différents angles j'ai fait un constat tout simple : les pires corvées d'autrefois étaient exécutées collectivement, le nombre de bras palliant l'absence de machines. Qui plus est, nos ancêtres, pour se donner du courage, chantaient ou pour le moins entamaient des conversations animées. Les pires corvées d'aujourd'hui sont exercées individuellement, silencieusement ou pire, balladeur à l'oreille, mais cela n'est pas totalement inévitable.

 

Essayons d'abord de dresser une liste de corvées domestiques :

  • ménage,

  • repassage,

  • cuisine,

  • courses (alimentation-droguerie),

  • trajets auto pour trimballer les enfants ici ou là,

  • travaux d'entretien et de réparation.

 

évidemment, cette liste ne demande qu'à être complétée, allez-y gaiement !

 

Prenons une corvée au hasard :

 

Les courses (alimentation-droguerie). Comment les transformer en matinée ou après-midi ou soirée sympa ?

Pêle-mêle, jetons quelques idées :

  • programmer une sortie courses hebdomadaire avec tel ou tel voisin, voisine : une seule voiture, chacun son tour, rendez-vous au petit café du coin.

  • isoler les achats communs aux deux ou trois participants et comparer les choix (rapport qualité prix, promos, offres spéciales) et le total de l'addition.

  • organiser un concours de vitesse sur une liste équivalente, ou mieux, identique. Il faut être rapide dans ses achats et choisir la "bonne caisse".

  • essayer de faire prononcer à la caissière deux mots incongrus tirés au sort, du genre kangourou ou déliquescent. Là, attention, ne choisissez pas un mot impossible car le sort peut faire que ce soit vous qui deviez le faire dire à la caissière.

  • choisir la caissière la plus revêche et tenter de la faire sourire. (Voilà un truc que je pratique déjà) .

  • jouer un sketche dans la file d'attente, éventuellement en prenant à partie les personnes présentes. Là il n'y a pas de vainqueur mais est-ce bien nécessaire ?

  • demander comme une faveur à votre suivant dans la file d'échanger vos places parce que votre ange gardien vous l'a demandé avec insistance et que vous ne voulez pas le contrarier ou parce que vous voulez payer à 11:11 ou 13:13, ou pour toute autre raison qui vous fera regarder d'une façon inhabituelle.

Evidemment, dans tous les cas de figure, ne pas oublier de faire une petite pose-café, les consommations étant payées par le vainqueur, ou le perdant, ou les deux mon commandant, avant le retour au bercail et la reprise du train-train.

 

Je suis impatient de vous voir compléter cette liste et mieux encore, de me-nous donner la primeur de vos expériences sur le terrain.

 

Le mois prochain, enrichi de vos apports, je vous entretiendrai d'une autre corvée. Et hop !

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Olivier de Vaux - dans PROFESSEUR SCHMÜRTZ
commenter cet article

commentaires

Champ Libre 18/01/2010 01:40



Sûrement fort amusant ! Mais il y a quatre ans que je n'ai pas passé le bout de mon nez au supermarché. Dommage !
Sans doute pour bavarder avec les commerçants ou les vendeurs au marché.
Encore que l'on puisse faire du spectacle à la ferme : Il y a deux jours, j'ai beaucoup fait rire mon fermier fournisseur de lait, m'étalant entre les pattes de la vache en glissant sur une
bouse. Résultat garanti quand on tombe le derrière bien au milieu !



Olivier de Vaux 18/01/2010 08:43


Quel bonheur, à condition que ça ne se reproduise pas trop souvent (il ne faut pas abouser des bonnes choses). Voilà qui me remet à l'esprit la présence pas vraiment exceptionnelle de quelques
piafs dans certains super-marchés, pour le plus grand bonheur des quelques clients encore capables de les voir.


Rosana 14/01/2010 18:35


je ne ferai plus mes courses de la même manière dorénavant !


paysanheureux 14/01/2010 07:02


Au moins,l'imagination n'est pas en reste ici!
Pour le concours de vitesse, puis je suggérer que les compétitions se déroulent par sexe !  Des équipes mixtes risquent de provoquer des scènes de ménage animées... il ne serait pas orudent de
cumuler les corvées... sourire


hadrienne 13/01/2010 10:57



J avais deux copains qui jouaient à la bagarre ; exemple : ils entraient ensemble, en se bousculant un peu, dans une boulangerie... et chacun insistait pour etre servi le premier, le ton montait,
ils s attrapaient au collet ... la boulangère terrorisée en imaginant le saccage de son magasin tentait de les calmer .. etc etc  et d un seul coup, ils s embrassaient goulument et
recommencait leur cirque en refusant d etre servi avant l autre ... cela a animé des moments inoubliables ..



Olivier de Vaux 13/01/2010 12:16


Merci pour ce joli souvenir d'enfance, Hadrienne. Autre gaminerie que j'ai pratiquée du temps où les banquettes des cafés étaient dotées de dossiers rouges très hauts, servant de séparation entre
les box : nous choisissions une victime, du genre vieille dame bcbg, et nous improvisions un complot criminel chuchoté assez fort pour qu'il arrive à ses oreilles horrifiées. Et quand elle passait
devant nous, en nous jetant un coup d'oeil furtif, pour sortir de ce bistrot mal famé, nous manifestions bruyamment notre hilarité, provoquant souvent son rire, mais aussi parfois son ire.