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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 20:50

Ma soeur en première communianteCombien de fois notre main ou une autre est-elle passée du mollet à la cuisse ? Si la

chose paraît banale, transmutatiquement parlant il n'en va pas de même. J'ai le grand

plaisir de vous présenter les transmutations des quelques courageux qui tout à la fin du

mois d'août ont sollicité leurs petites cellules grises afin de réaliser cette prouesse. 

 

 

Pour illustrer cet article, et afin de ne pas avoir d'ennuis avec quiconque, je mets en

 

ligne une photo de ma soeur le jour de sa communion solennelle.

 

 

 

 

 

 

Dans l'ordre d'arrivée je présente :

 

Jill Bill qui met en scène un couple miséreux où le braconnage s'avère un moyen de survie "honnête".

 

Chienne de vie 

Moi le braconnier à la force du MOLLET

Pose ça et là mon COLLET

Pour que tu t'y COLLES

Lapin de garenne au bois où tu COULES

Des jours inquiets.  Peuchère tu COUTES

Chienne de Vie ! Nos bouches COITES

On ne dit plus les carottes sont CUITES

Femme ! Il faut pourtant que tu CUISES

Une crise et même des CRISES

Ne vont pas me faire dire tu me les BRISES

Même l'humeur BRISEE

Même ma destinée BAISEE

Par la pauvreté, nul ne verra que je me BAISSE

Et s'il y a peu d'avoir en CAISSE

Femme tu ne feras le trottoir, jupon relevé sur la CUISSE !

 

 

 

La Licorne  nous propose de nous pencher sur le sort d'une jolie princesse fort désargentée :

 

 

Jolie princesse à la fine CUISSE

Il n'y a rien que je ne PUISSE

Faire pour vous. Ma ferveur , je l'ai PUISEE

A l'encre de vos yeux , belle PUINEE

Et je vous jure que m'est égale votre famille RUINEE...

Laissons-la à ses RUINES,

A ses murs RUILES

A ses châteaux sans TUILES,

A ses demeures sans TOILES.

Je vous arracherai à elle, je vous enlèverai, même sous les TOLLES,

Même sous les injures FOLLES,

Et, suivant l'inclinaison de mon coeur FOLLET,

Je vous déposerai doucement, heureux et ravi, sur mon lit MOLLET...

 

 

 

Oscillant entre rêve charmant et cauchemard, Tant-Bourrin nous offre un texte d'une grande intensité alcoolique :

 

MOLLET     Ma main délicatement posée sur son mollet
MOLLES     Je rêvais d'aller explorer des chairs plus molles
TOLLES     Et pulpeuses, mais je craignais les tollés
TOILES      Que cela provoquerait. Prise dans les toiles
TOISES      D'araignée de mon surmoi, sous les toises
TOISEE      Des regards perçants, mon âme toisée
BOISEE      Taisait les cris de mon coeur. Une gueule boisée
BRISEE      Se préparait pour le lendemain : vie brisée
PRISEE      Sans elle à qui j'aspirais, elle, si prisée
PUISEE      Par tant d'hommes, elle, comme puisée
PUISSE      Aux étoiles... Reviens ma force, reviens, que je puisse
CUISSE     Sentir ma main enfin effleurer sa cuisse !

 


 

L'Ange Blanc nous gratifie d'un texte où les étreintes ne sont pas ce que l'on croit :

 

 

 

Lutiner n'est pas lutter

 

Et ma main se posa sur son joli mollet ;

Gorge nouée et jambes molles,

J'atteignis ses genoux, parfaitement moulés,

Enhardi par ses regards coulés.

Maintenant il fallait jouer des coudes

Sinon je serais vite envoyé dans les cordes

Il faut se méfier avec ces corses.

Soit je cosse soit tu cosses,

Et alors gare aux bosses,

Aux manoeuvres basses

Où nous sommes baisés.

En cinq sec nous voilà brisés,

Malaxés comme pâte brisée;

Vite, je ceinture sa taille tant prisée,

Et faisant appel à toute mon énergie, puisée

Dieu sait où, et avant qu'il ne puisse

Réagir et rugir, je m'empare de sa cuisse.

 

 

 

Tricôtine nous relate les états d'âme d'une jeune fille très émancipée qui pense au jour où ses finances viendront à battre de l'aile.

 

 

Elle commanda avec pingrerie seulement un oeuf  MOLLET

faisant des manières  en monté COLLET

la chaise à ses fesses COLLEE.

Face au  notaire familial, elle s’était sentie idiote, nageant la brasse COULEE

Sa mère l'avait tellement COUVEE

lui épargnant sans cesse la moindre CORVEE

dernière enfant , gâtée , dernière extrémité de la CORDEE

une à une disparues les CORDES

il ne restait plus qu'elle: la têtue bête à CORNES.

toujours elle avait dépassé les BORNES,

Ne voulant pour rien au monde des existences MORNES

Eloignées de la foule, des nonnes et des MOINES.

Cette seule évocation lui donnait les mains MOITES

Elle préférait s'éclater chaque nuit dans les BOITES

user ses talons jusqu'à  bientôt BOITER.

Bien sûr un jour , elle s'occuperait du domaine hérité,  des terrains à BOISER

mais pour l'instant seul comptait son penchant pour la liqueur BOISEE

« L'heure du prince charmant n'a pas encore sonné », pensait-elle

quelle horreur ! tendre la main pour qu'elle lui soit BAISEE

Il sera bien temps quand les finances seront en BAISSE

de chercher un prétendant pour renflouer la CAISSE

  il s'agira alors de jouer les saintes nitouche, les coincées de la CUISSE.

 

 

Un certain A. de la M. , coureur de jupons impénitent, également connu pour d'autres faits et gestes, en Bourgogne du Sud, en France et même aux Amériques, aurait écrit cette transmutation ; je soupçonne une supercherie, mais je publie malgré tout.

 

La pêche aux moules

 

MOLLET   Ah qu'il était rond ce jeune et blanc mollet

MOLLES  Entr'aperçu sous les mousselines molles

MOULES  De sa tenue d'automne pour la pêche aux moules.

BOULES  Mon cheval contourna les joueurs de boules,

BOUSES  J'avais bien du mal à esquiver les bouses,

BOSSES  Tout en évitant les branches, si propices aux bosses,

FOSSES  Qui surplombaient les grands fossés

FESSES   Et ma selle trop neuve éprouvait fort mes fesses.

CESSES  Je me raisonnais, disant : "il faut que tu cesses

CASSES  De songer à ce galbe parfait, il faut que tu casses

FASSES  Cette vision édénique ou alors que tu fasses

BASSES  A nouveau un détour vers les terres basses

BAISES    Espérant qu'elle te tende la main afin que tu la baises".

BRISES    Mais chez moi comme toujours les rêves sont brisés

BRISEE    Par une feuille envolée, une branche brisée.

PRISEE   Cette fois ce fut une lavandière, naguère fort prisée

PUISEE   Qui en m'offrant de l'eau dans la fontaine puisée

PUISSE   Brisa mon rêve charmant et avant que dire mais je ne puisse

CUISSE   Effaça le mollet en dévoilant sa cuisse.

 

 

Myriam nous propose une version très appétissante et philosophiquement forte de la transmutation du mois :

PLAISIRS SIMPLES

N'as-tu pas envie d'un bel oeuf MOLLET

tout simplement accompagné de lasagnes bien MOLLES

ou encore d'un appétissant plat de MOULES

suivi de glace à la vanille, trois BOULES!

et pourquoi pas de la mousse au chocolat, en belles BOUSES

avec, pour décor en pâte d'amande, des paysages BOISES....

La vie n'est riche que si tu la BAISES

et si tu ne veux plus être aigri comme une mal BAISEE

revois tes ambitions à la BAISSE

cesse de penser au tiroir CAISSE

et arrête de te croire sorti de la CUISSE de Jupiter.

 

Et Topa ferme la série des transmutations avec une idée originale : une série de proverbes inédits.

 

PROVERBES

Si vient la crampe au MOLLET

Arrivera lièvre au COLLET

 

Quand la bachelière est COLLEE

Sa barque au port sera COULEE

 

Que naisse toute la COUVEE

Un grand bonheur dans la COUREE

 

Souris tricote dans sa COURSE

Montagne russe en anglais COARSE

 

Crapaud du soir et qui COASSE

Tu ne vivras plus dans la CRASSE

 

Si tristement ta porte CRISSE

Montera douleur à ta CUISSE

 

 

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Published by Olivier de Vaux - dans TRANSMUTATION
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commentaires

Nounedeb 07/09/2010 17:37



Comment aller du mollet à la cuisse, ô maîtres en transmutations, si je n'arrive même à la cheville?



Olivier de Vaux 07/09/2010 18:04



Ne me dites-pas ! Vous ne pouvez pas prendre votre pied ? Mais que fait le gouvernement ? Voyons,Tentez d'abord, avec votre MAIN d'atteindre votre ... PIED. Il suffit de 5 doigts, non, de 5
intermédiaires. Après nous aviserons, mon enfant !


 



boudoux 05/09/2010 11:18



ze comprends pas trop ton blog, tu sais ze sais pas lire, mais y a zill bill dedans c'est tout ce qui compte ! t'as un zoli prénom, c'est joli olivier, et de vaux ça fait titre de noblesse, même
si t'es pas des monts ? toi t'es pas du genre à te commettre sur mon blog. bon dimanche quand même, gaffe au i grec, il est pas zentil lui, il met toujours les bras en l'air, il a pas la
conscience tranquille moi ze dis.



Olivier de Vaux 05/09/2010 16:45



Il n'est pas nécessaire de savoir lire pour apprécier les posters rieurs ! Merci pour ce petit mot d'un bléseur facétieux.


 



martine 01/09/2010 19:25



Tes lecteurs ont vraiment du talent, mention spéciale à Topa !



Olivier de Vaux 01/09/2010 20:24



Et en plus ils s'amusent bien !



claire fo 31/08/2010 13:34



Comme j'étais en pause,j'ai raté cette transmutation qui est d'ailleurs très réussie!


Je me console avec mon chat qui ronronne sur ma CUISSE un peu MOLLETte.


 



Olivier de Vaux 31/08/2010 14:35



C'est sur le ventre que les ronronnements sont les plus agréables : un vrai bonheur. Nous comptons sur toi pour la prochaine.



Quichottine 31/08/2010 12:01



Eh bien ! Ils ont bien travaillé ! Quel plaisir !


 


... pour la photo de ta soeur lors de sa communion... je suis morte de rire !


 


Bonne journée, Olivier.



Olivier de Vaux 31/08/2010 12:10



Oui, et le mois prochain je proposerai une transmutation plus facile, portant sur des mots de cinq lettres permettant un plus grand nombre de chemins et forcément des thèmes encore plus variés.
Nous aurons ainsi, du moins l'espère-je, plus de thaumaturges et plus de textes délirants. Pour la photo, en l'absence de Claire Fo, j'ai trouvé au tout dernier moment.